Son Eglise

L’Eglise St Martin date du XIII ème siècle, son clocher est inscrit aux monuments historiques.

Une association de sauvegarde a été créée, avec pour but de récolter des fonds destinés à aider à la restauration du monument, qui a débuté par la remise en état du clocher, ainsi que d’une partie très abîmée des voûtes intérieures .

Les autres tranches restent à faire. Il ne saurait être envisagé d’y renoncer, même si le financement est très lourd. Il est à l’étude par M. le Maire et son conseil municipal.

Le bureau se compose de: Bruno Mille, président- Bruno Wallet, vice président et Maire de Nielles – André Caron, trésorier – Luc Setan, trésorier adjoint – Catherine Cochon, secrétaire – Claudine Boucher, secrétaire adjointe.

Ci-après, quelques vues du monument, ainsi que pendant les travaux.

L’Historique:

Elle domine le village de sa silhouette élégante. Son architecture est remarquable et lui a valu d’être citée aux Monuments Historiques. Ses origines sont obscures: les premiers lieux de culte connus sont des chapelles. (La Capelette située sur un sentier entre Nielles et Vaudringhem, et la chapelle nommée par les habitants Notre-Dame du Mont)

Néanmoins, à défaut de sources écrites (détruites pendant la 1ère guerre mondiale), le relevé minutieux des maçonneries et des combles a permis de dater sa construction: début du XIIIème siècle. (Entre 1200 et 1230)

Lors de la guerre entre Henry IV et Philippe d’Espagne, l’église a été prise par les troupes françaises et partiellement dévastée, (1595).

Pour réparer, les villageois vendirent la plus petite cloche. C’est en 1615 que la restauration de l’église et principalement de la tour s’achève.

Tour et nef furent reconstruites en gothique flamboyant. On fait revenir la grosse cloche qui, pendant la guerre, avait été transportée à St Omer, pou la faire fondre et on en a fait trois autres.

En 1721, la tourelle fut restaurée comme en témoigne le cadran solaire récemment restauré. En 1725, on fait quelques aménagements, chapelles, sacristie, chaire (Abbé Vigneux).

La grosse cloche est refondue en 1788; elle porte l’inscription suivante: »Je fus nommée Magdeleine par Messire Joseph Maximilien Guislain de Béthune,  des marquis de Béthune et d’Hédigneul vicomte de Nielles seigneur des dits lieux et Magdeleine de Fay marquise de Béthune dame de la Neuville Bomont et autres lieux représenté par Thomas Vigneux…. »

Jusqu’à la Révolution, l’église n’a pas fait l’objet de travaux très importants. Mais après, lorsqu’elle est rendue au culte, elle est en fort mauvais état : de grosses réparations doivent être faites : mais depuis longtemps, l’église est devenue insuffisante pour la population et les Niellois aspirent à un agrandissement.

L’AGRANDISSEMENT:

Il faut attendre 1854 pour voir un projet important de restauration de la tour et un agrandissement de l’église dû à l’augmentation de population (750 ha). Ce projet fut confié à l’architecte audomarois qui a travaillé sur plusieurs églises de la région : Libersalle. Les travaux furent financés par les paroissiens : la liste des donateurs a été conservée. D’autres campagnes de travaux ont eu lieu plus tard, toujours sous la responsabilité de Mr Libersalle, ce qui donne une unité à l’ensemble de l’édifice. Le maire de l’époque, François Quenson de la Hennerie, propriétaire du château, appuie sa demande de fonds de l’Etat en mettant l’accent sue cette église remarquable dont le chœur et la tour, voûtés en pierre, ont été conçus dans le style ogival du XIVème siècle. Contrairement à d’autres églises du Pas-de-Calais, le manque relatif de moyens n’a pas entraîné des travaux à l’économie. Le résultat est une belle église rurale. Ces dernières décennies ont été cruelles et il a fallu envisager des travaux d’ampleur pour y remédier : certains ont été menés à bien pour une partie mais il faut envisager la suite : d’où la création d’une association pour participer, au mieux, à leur financement.